Profession du père, Sorj Chalandon

Alerte gros coup de cœur pour ce livre !

Premier livre de l'auteur que je lis, je dois dire que je n'avais jamais pris la peine de me pencher sur son travail, persuadée que ce n'était pas trop mon truc. Je suis récemment tombée sur un article de blog qui m'a fait franchir le pas et encore une fois, je ne regrette pas d'être sortie de mes petites habitudes.

J'ai trouvé dans ce roman une écriture poignante et sincère, qui laisse toute sa place à l'émotion, et qui parvient à nous faire rire et frémir, en nous racontant le calvaire d'Émile, qui a grandi entre un père violent, mythomane et paranoïaque et une mère en plein déni. Ce père tour à tour agent secret, espion, chanteur, prof de judo, que le jeune Émile ne peut s'empêcher d'admirer au-delà de l'effroi qu'il lui inspire. 

Frappe-toi le cœur, Amélie Nothomb

Couverture de Frappe-toi le cœur, d'Amélie Nothomb
J'ai eu cette année l'occasion d'assister à un débat avec Amélie Nothomb lors de la manifestation "Morges sur les quais". J'ai eu vraiment beaucoup de plaisir à l'écouter parler de "Frappe-toi le coeur" (que je n'avais pas encore lu), de sa façon d'aborder l'écriture et la littérature. Quelle femme pétillante, pleine d'autodérision, d'humour et de répondant, avec cette pointe de folie qui imprègne chacun de ses livres.

Je boudais ses romans depuis quelques années, un peu lassée par son style, par ce qui me semblait être une "recette Nothomb" toute prête à être ressortie à chaque rentrée littéraire. Riquet à la houppe, opus de l'an passé, m'a laissé le souvenir d'une lecture facile et agréable (comme la plupart de ses romans, d'ailleurs), sans pour autant marquer mon esprit dans la durée. Je suis d'ailleurs bien incapable de vous dire, là, à froid, de quoi il parlait... 

Le maître des illusions, Donna Tartt

En voilà un gros pavé qui était sur ma liste depuis très très longtemps. Je ne sais pas pourquoi, il me faisait un peu peur... J'en avais tellement entendu parler, des gens qui ont adoré, des gens qui n'en sont pas arrivés au bout. J'ai profité de mes deux semaines de vacances et des longs trajets en voiture (oui je peux lire en voiture sans être malade :)) pour m'y atteler.

Dans une université du Vermont, une poignée d'étudiants  brillants, férus de lettres et de culture classiques, forment un groupe fermé et élitiste. Réunis autour de leur professeur de grec aux méthodes peu conventionnelles, ils attisent les ragots et la curiosité des autres étudiants, dont Richard, le narrateur, fraîchement débarqué de sa Californie natale. Il parvient à intégrer le club et nous offre son regard de néophyte sur les mœurs étranges de ses camarades, teintées de luxe, d'excès et d'arrogance intellectuelle, faisant peu à peu la lumière sur ce qui les a conduit à commettre l'irréparable. 

Sandrine, James Osmont

Couverture de "Sandrine", de James Osmont
Bon, et bien voilà... Après "Régis", qui m'avait laissé un peu sur ma faim, j'ai attaqué le deuxième opus, "Sandrine". 
Je ne vais pas pouvoir en dire grand chose malheureusement. Écrit dans le même style que le précédent roman, je n'arrive tout simplement pas à crocher. Je dois me "forcer" à le lire, je relis 4 fois le même passage, je fais l'impasse sur les citations de chansons qui ne me parlent pas, je m'ennuie un peu... Rien à faire, il ne parvient pas à me captiver. J'ai l'impression que je n'ai tout simplement pas la tête à ça pour le moment. Mais j'aimerais y revenir un jour!

A lire les avis élogieux ici et là, je suis presque déçue de ne pas parvenir à apprécier ce livre à ce qui semble être sa juste valeur. 
Mais pour le moment désolée, Sandrine, Dolores, je vais vous laisser un peu de côté !

Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan


Couverture de "Rien ne s'oppose à la nuit", de Delphine de ViganLoin de moi l'idée de faire de la récup, mais voici un article que j'avais rédigé pour mon premier blog (oui, j'ai eu un autre blog avant celui-ci), et comme il s'agit d'un livre que j'ai beaucoup aimé, j'ai eu envie de le partager avec vous. Bien que je l'ai lu il y a 5 ans, les souvenirs de ce livres sont encore très bien présents dans ma tête, ce qui est plutôt rare (c'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles je tiens à tenir ce blog... garder une trace de mes lectures). 

Dans ce livre, Delphine de Vigan entrepend la quête (perdue d'avance, selon ses propres mots) des origines du mal qui a poussé sa mère, la belle Lucille, à se donner la mort à l'âge de 61 ans. Grâce aux témoignages des ses oncles et tantes et aux documents rassemblés au fil du temps (journaux intimes, correspondances, enregistrements, films, etc.), elle plonge dans l'histoire d'une famille nombreuse "classique", gaie et heureuse en apparence, mais marquée par la fatalité. Petit à petit, le voile se lève sur les drames qui ont jalonné le passé : une série de morts prématurées, qui ont marqué l'histoire familiale sur plusieurs années.